Selections de quelques articles de presse ou depeches interessantes, souvent un peu loufoque!
Une poupee parlante seduit les adultes Japonais
Le mariage royal etait une arnaque
Manger avec des baguettes, facteur d'arthrite
Une heure avec mon chien
| Une poupee parlante seduit les adultes Japonais |
| par Kazunori Takada |
TOKYO, 30 octobre (Reuters) - Yoshihiro Koshimoto tient dans ses mains un gnome synthetique a fourrure de 30 centimetres, mais ce respectable salariede 43 ans est formel: il ne joue pas a la poupee.
"Je le vois plutot comme un proche", explique-t-il en evoquant son poupon Primopuel. "Quand je suis fatigue cause de mon travail ou d'autre chose, je lui prends la main, il me pose alors des questions comme 'Ca va?', et ca me rend heureux."
Cocu par Bandai , premier fabricant japonais de jouets, Primopuel peut prononcer avec la voix d'un enfant de cinq ans quelque 280 mots choisis au hasard lorsque les capteurs sensoriels repartis a la surface de son corps sont stimules.
Cette caracteristique lui a valu un certain succes aupres des adultes, ce qui etait l'objectif poursuivi par la firme.
Depuis le lancement de la poupee en Novembre 1999, Bandai a depasseses objectifs de ventes, avec 800.000 exemplaires eoules 6.980 yen piece (55 euros). Au Japon, une pouee est consideree comme un succes a partir de 30 a 40.000 exemplaires vendus.
"Ce produit a ete developp・pour seduire les jeunes femmes celibataires d'une vingtaine d'annees. C'est un partenaire avec lequel elles peuvent jouer quand elles se sentent seules", a declare Rika Kida, chargee des relations publiques chez Bandai.
Les specialistes japonais du jouets visent de plus en plus les adultes, car leur marche traditionnel, celui des enfants, ne cesse de diminuer sous l'effet du vieillissement de la population.
Bandai a lane・une version francaise et sud-corenne de Primopuel, mais dans ces pays, la pouee n'a seduit que les petites filles, a pecise Rika Kida./YP
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| Japon- Le mariage royal etait une arnaque |
| Reuters le 21/10/2003 15:26 |
TOKYO, 21 octobre (Reuters) - Un "prince et une princesse" japonais, soupconnes d'avoir escroque la somme de 13 millions de yens (101.524 euros) aux invites d'un faux mariage royal a Tokyo, ont ete arretes mardi.
Yasuyuki Kitano et Harumi Sakamoto, tous deux quadragenaires, ont envoyes 2.000 invitations ・la "reception du Prince Arisugawa" en avril, attirant 400 personnes, dont des celebrites, ont rapportes les medias nationaux.
Des photographies de la reception diffuses a la television montrent une "princesse" dans un kimono sophistique a plusieurs couches, du type de ceux portes uniquement par les mariages de la famille imperiale, et le "prince" arborant lui aussi un kimono royal.
Le couple a nie avoir cherche a faire croire que Kitano etait un membre de la branche Arisugawa, maintenant eteinte, de la famille imperiale.
Dans les mariages japonais, la coutume veut que les invites donnent de l'argent en guise de cadeau. Dans ce cas, ils ont aussi payes 10.000 yens (78 euros) pour chaque photo prise avec l'heureux couple./DM
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Manger avec des baguettes, facteur d'arthritea
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WASHINGTON, 25 octobre (Reuters)
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Manger avec des baguettes pourrait etre une cause d'arthrite des mains, estiment des scientifiques americains.
Selon une etude portant sur plus de 2.500 habitants de Pekin, l'ostho-arthrite des mains est plus repandue chez les personnes utilisant des baguettes pour manger, les doigts etant particulierement mis a contribution.
L'effet constate des baguettes est cependant relatif et ne devrait pas en decourager l'usage, mais la question merite un examen approfondi, ont estime les chercheurs lors d'une reunion de l'American College of Rheumatology of Orlando (Floride)./SD
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| Une heure avec mon chien... |
| LEMONDE.FR | 06.07.04 | |
Dernière lubie des Japonais amateurs d'animaux de compagnie : la location de chiens à l'heure. A Tokyo, la population urbaine vit dans des logements exigus, souvent interdits aux animaux. Mais désormais, chaque Tokyoïte a le choix entre plus de cent magasins pour trouver un compagnon pour l'après-midi.
Moyennant 12 euros de l'heure, il se voit remettre un chihuahua ou un teckel, muni de sa laisse, d'un paquet de mouchoirs et d'un sac en plastique au cas où l'appel de la nature se ferait sentir. De strictes consignes accompagnent la transaction : ne pas laisser gambader le chien en liberté, le préserver du soleil pendant les grosses chaleurs et éviter de le nourrir de friandises. Option pour les accros : 80 euros pour ramener Médor à la maison pour la nuit muni d'un sac de nourriture, d'une gamelle et d'une cage, afin de lui assurer un paisible sommeil.
Au magasin Puppy the World - traduire "Le Monde des chiots" -, situé dans le parc d'Odaiba, les scènes de rencontres et de séparations se répètent inlassablement. A l'heure des adieux, les plus sensibles essuient une larme après avoir longuement câliné leur nouvel ami. Une petite fille vient avec ses parents tous les week-ends, car son grand-père refuse d'accueillir un canidé chez lui. Quant à Akaike, une jeune femme de 25 ans qui rêve d'acheter un chien, elle conduit une heure le week-end pour rejoindre Odaiba et "s'entraîner" à la parentalité. Certains vont même jusqu'à déménager et acheter des appartements plus grands afin de s'installer avec leur "ami".
Dans un pays qui compte onze millions d'animaux de compagnie pour 127,5 millions d'habitants, la location de chiens n'a rien d'étrange. Au contraire. Ce marché extrêmement lucratif, qui entraîne dans son sillage une multitude de produits dérivés - de l'aromathérapie aux massages canins, en passant par la laisse Vuitton et les restaurants chics -, est symptomatique d'une société vieillissante où le chien devient le nécessaire ami de l'homme.
Du côté des vétérinaires, l'inquiétude grandit. Changer sans cesse de propriétaire peut causer à ces animaux de graves troubles émotionnels. C'est pourquoi chez Puppy the World, dont l'objectif avoué est de convertir les passionnés en propriétaires responsables, les trente-cinq chiots sont examinés tous les jours. Dans ce magasin, on va jusqu'à tenter de déceler des atomes crochus entre les maîtres occasionnels et leurs chiens.
Même les étrangers se prennent au jeu. Ainsi, une correspondante du New York Times raconte comment, prise de mélancolie dans les rues de Tokyo après avoir laissé son labrador à la maison, elle se console avec un sosie de son compagnon, Love ("Amour") pour la modique somme de 50 dollars (40 euros). Mais Love n'en fait qu'à sa tête sur le chemin du parc, s'arrête brutalement puis donne des grands coups de laisse. La journaliste essaie désespérément de créer un contact avec le chien, mais il l'ignore. Elle conclut alors amèrement : "Je pensais pouvoir acheter de l'affection, mais l'amour ne s'achète pas."
Stéphanie Chemla
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